Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 18:20

Les soldats originaires d’Eloyes tués lors de

 la Première Guerre mondiale

 

 

 

 

Paul Emile Aubel

Né le 7 mars 1890 à Eloyes.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 9 août 1914 à Sainte-Marie-aux-mines (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Lucien Auguste Lorrain

Né le 25 octobre 1883 à Morizécourt.

Mort pour la France le 20 août 1914 à Morhange.

Tué à l’ennemi.

 

Joseph Eugène Demangeon

Né le 22 novembre 1889 à Eloyes.

Sergent du 79° RI.

Mort pour la France le 20 août 1914 à Morhange.

Tué à l’ennemi.

.

Georges Emile Montémont

Né le 25 avril 1893 à Cornimont.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 24 août 1914 à Thiaville (54).

Disparu.

 

Emile Hippolyte Galmiche

Né le 28 février 1882 à Saint-Etienne-lès-Remiremont.

Soldat du 158° RI.

Mort pour la France le 24 août 1914 à Vacqueville (54).

Tué à l’ennemi.

 

Joseph Lacôte

Né le 20 mars 1888 à Eloyes.

Soldat du 158° RI.

Mort pour la France le 25 août 1914 au Bois de la Pèche près de Thiaville (54).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°387 de la nécropole nationale de Ménil sur Belvitte (88).

 

Charles Auguste Mougeolle

Né le 11 juillet 1893 à Xamontarupt.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 7 septembre 1914 à l’hôpital de Konigsbruck (Allemagne).

Des suites de blessures de guerre.

 

Paul Albert Richard

Né le 25 janvier 1888 à Eloyes.

Soldat du 158° RI.

Mort pour la France le 14 septembre 1914 à Suippes (51).

Tué à l’ennemi.

 

 

Louis Arsène Gravier

Né le 4 février 1889 au Tholy.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 16 septembre 1914 à Doncières (88).

Tué à l’ennemi.

 

Joseph Denis Amet

Né le 6 juin 1885 à Eloyes.

Clairon du 5° Bataillon de Chasseurs à Pied.

Mort pour la France le 30 septembre 1914 à Celles sur Plaine (88).

Tué à l’ennemi.

 

Emile Jean Baptiste Houillon

Né le 17 octobre 1888 à Tendon.

Soldat du 158° RI, 7° cie.

Mort pour la France le 15 octobre 1914 à Vermelles (62).

Tué à l’ennemi.

 

Emile Martin Flayeux

Né le 10 novembre 1882 à Plainfaing.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 19 octobre 1914 à Bouvigny (62).

Tué à l’ennemi.

 

Jean Baptiste Emile Schneider

Né le 13 mai 1883 à Cornimont.

Soldat du 167°RI.

Mort pour la France le 1° novembre 1914 au Bois le Prêtre (54).

Tué à l’ennemi.

 

Del Nicolas Rague

Né le 1° juillet 1869 à Eloyes.

Soldat du 43° Régiment d’Infanterie Territorial.

Mort pour la France le 4 novembre 1914 à l’hôpital mixte de Bruyères (88).

Suites de blessures de guerre.

Enterré dans la tombe individuelle n° 250 dans le carré militaire de Bruyères (88).

 

Alfred Charles Martin

Né le 15 février 1888 à Thaon les Vosges.

Soldat du 158° RI.

Mort pour la France le 13 novembre 1914 à Saint Eloi (Belgique).

Tué à l’ennemi.

 

Charles Oscar Coignus

Né le 2 mars 1893 à Fiménil.

Soldat du 5° BCP.

Mort pour la France le 15 novembre 1914 à l’hôpital mixte de Raon-l’Etape (88).

Blessures de guerre.

Enterré dans la tombe individuelle n°44 du carré militaire de Raon l’Etape (88).

 

Paul Emile Lagarde

Né le 27 octobre 1881 à Eloyes.

Soldat du 158° RI.

Mort pour la France le 21 novembre 1914 à l’ambulance d’armée n°11 du 7° corps à Mesnil (Vosges).

Suites de blessures de guerre.

 

 

 

Auguste Alfred Lalot

Né le 8 avril 1879 à Rupt sur Moselle.

Soldat du 43° RIT.

Mort pour la France le 4 janvier 1915 à Steinbach (cote 425) Alsace.

Tué à l’ennemi.

 

Louis Georges Jacquemin

Né le 20 juin 1888 à Eloyes.

Soldat du 5° BCP.

Mort pour la France entre le 13 janvier 1915 et le 11 mai 1915 à Soissons (Aisne).

Tué à l’ennemi.

Disparu au combat.

 

Marie Augustin Albert Sibille

Né le 18 février 1880 à Pouxeux.

Soldat du 45° BCP.

Mort pour la France le 13 ou 15 ( ?) janvier 1915 à Brouy (Aisne).

Tué à l’ennemi.

 

Auguste Roger Thiriet

Né le 12 janvier 1893 à Xamontarupt.

Caporal au 152° RI.

Mort pour la France le 13 janvier 1915 à Bray le Long (Aisne).

Disparu au combat.

 

Joseph André de Mauljean

Né le 31 mars 1892 à Eloyes.

Soldat du 45° BCP.

Mort pour la France le 16 janvier 1915 à l’ambulance de Septmonts (Aisne).

Blessures de guerre.

 

Lucien Albert Lagarde

Né le 7 janvier 1886 à Eloyes.

Adjudant du 5° BCP.

Mort pour la France le 23 janvier 1915 aux Tranchées d’Uffholz (Alsace).

Tué à l’ennemi.

.

André Marie Joseph Jacquemin

Né le 13 mai 1886 à Saint-Nabord.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 29 janvier 1915 à Aix-Noulette (62).

Sur le champ de bataille.

 

Charles Louis Marie Colin

Né le 16 janvier 1891 à Eloyes.

Soldat du 5° BCP

Mort pour la France le 4 février 1915 à Uffholz (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Joseph Célestin Lapoirie

Né le 24 février 1890 à Pouxeux.

Caporal du 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 10 février 1915 au nord de Spitzkopf, au cours d’une

patrouille.

Tué à l’ennemi.

 

 

 

Marie Joseph Grandgeorge

Né le 22 mars 1877 à Sainte-Marie-aux-Mines (Alsace).

Soldat du 149° RI, 4° cie.

Mort pour la France le 3 mars 1915 à Aix-Noulette (62).

Tué à l’ennemi.

 

Jules Joseph Richard

Né le 21 février 1887 à Eloyes.

Soldat du 170° RI.

Mort pour la France le 13 mars 1915 à l’hôpital n°7 de Pierrefonds (Oise).

Maladie en service.

 

Henri Albert Claude

Né le 4 août 1884 à Eloyes.

Sergent au 170° RI.

Mort pour la France le 13 mars 1915 à Mesnil les Hurlus (51).

Tué par balle.

 

Charles Guillier

Né le 25 novembre 1890 à Eloyes.

Caporal du 170° RI.

Mort pour la France le 14 mars 1915 à Mesnil les Hurlus (Marne).

Tué à l’ennemi.

 

Louis Félix Mougin

Né le 10 août 1894 à Thiefosse.

Soldat du 152° RI, 8° cie.

Mort pour la France le 15 avril 1915 à l’ambulance 2/58 de Moosch (Alsace).

Suites de blessures de guerre.

 

Emile Olivier Thiriet

Né le 8 avril 1894 à Xamontarupt.

Soldat du 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 22 avril 1915 à l’hôpital n°9 d’Epinal (88).

Suites de maladie contractée en service.

 

Victor Joseph Gravier

Né le 7 novembre 1887 à Eloyes.

Soldat du 170° RI, 3° Cie.

Mort pour la France le 5 mai 1915 aux Eparges (Meuse).

Tué à l’ennemi, par balle.

 

Henri Pierrat

Né le 1° juillet 1895 à Eloyes.

Chasseur du 17° Bataillon de  Chasseurs Alpins.

Mort pour la France le 10 mai 1915 à Lorette (Pas de Calais).

Tué à l’ennemi.

 

René Louis Gustin

Né le 25 septembre 1886 à Cheniménil.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 10 mai 1915 à l’ambulance 3 de Sains en Gohelle (62).

Suites de blessures de guerre.

 

 

Charles Leduc

Né le 26 septembre 1892 à Eloyes.

Soldat du 17° RI.

Mort pour la France le 11 mai 1915 à Notre Dame de Lorette (62).

Tué à l’ennemi.

 

Louis Starck

Né le 17 septembre 1884 à Thann (Alsace).

Soldat du 149° RI, 1° cie.

Mort pour la France le 15 mai 1915 à Aix-Noulette (62).

Tué à l’ennemi.

 

Jean Baptiste Adolphe Babel

Né le 27 octobre 1881 à Liezey.

Soldat du 170° RI.

Mort pour la France le 25 mai 1915 à Notre Dame de Lorette (62).

Blessures de guerre.

 

Henri Nestor Vincent

Né le 25 avril 1881 à Eloyes.

Soldat du 3° BCP.

Mort pour la France le 25 mai 1915 à Noulette (62).

Suites de blessures de guerre.

 

Jules Alphonse de Mauljean

Né le 14 juillet 1894 à Eloyes.

Soldat du 3° BCP.

Mort pour la France le 16 juin 1915 à Noulette (62).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°438, rang 12 du cimetière militaire « communal extension Aix » à Aix-Noulette.

 

Joseph Jacques Marius Joly

Né le 31 juillet 1885 à Viménil.

Soldat du 170°RI, 5°bis.

Mort pour la France le 16 juin 1915 à Aix Noulette (62).

Porté disparu.

 

Alphonse Grandgeorge

Né le 20 décembre 1880 à Sainte-Croix-aux-Mines.

Soldat du 149° RI, 4° cie.

Mort pour la France le 16 juin 1915 à Notre-Dame-de-Lorette (62).

Tué à l’ennemi.

 

Paul Eugène Cuny

Né en 1893 à Eloyes.

Soldat du 5° BCP.

Mort pour la France le 18 juin 1915 à l’Hilsenfirst (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Jacques Antoine Gelfi

Né le 22 août 1893 à Breno (Italie).

Soldat du 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 18 juin 1915 en Alsace.

Tué à l’ennemi.

Inhumé au bois de Mättle (Alsace).

 

Jacques Remy

Né le 4 janvier 1893 à Eloyes.

Soldat du 152° RI.

Mort pour la France le 18 juin 1915 à Schnepfenriedkopf (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Paul Antoine Vauthier

Né le 17 janvier 1891 à Eloyes.

Sergent major au 170 RI.

Mort pour la France le 18 juin 1915 à Angres (62).

Tué à l’ennemi.

 

Marie Alain Jacquemin

Né le 4 mai 1891 à Saint-Nabord.

Sous-lieutenant du 21° RI ( ?).

Mort pour la France le 19 juin 1915 à Notre-Dame de Lorette (62).

Tué à l’ennemi.

 

Charles Jean André

Né le 16 juin 1895 à Docelles.

Soldat du 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 20 juin 1915 à Winterhagel/Sondernach  (Alsace).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°145 de la nécropole « Bois de Maettle » à Sondernach (Alsace).

 

Georges Perrin

Né le 16 février 1894 à Eloyes.

Soldat du 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 20 juin 1915 en Alsace.

Tué à l’ennemi.

 

Joseph Edouard Jacquemin

Né le 19 septembre 1871 au Roulier.

2° canonnier du 8° Régiment d’Artillerie.

Mort pour la France le 20 juin 1915 à St Martin (54).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°178 de la nécropole nationale « Friscati » à Vitrimont (54).

 

Louis Joseph Lecoanet

Né le 14 décembre 1886 à Eloyes.

Soldat du 43° RIT.

Mort pour la France le 1° juillet 1915 à Celles sur Plaine (88).

Suites de blessures de guerre.

Enterré dans la tombe individuelle n°17 du carré militaire de Celles sur Plaine.

 

Henry Edouard Gregoire

Né le 21 novembre 1872 à Eloyes.

Soldat du 43° RI Territoriale.

Mort pour la France le 8 juillet 1915 à la Fontenelle (88).

Tué à l’ennemi.

 

 Henri Nicolas Mangin

Né le 27 février 1878 à Eloyes.

Soldat du 43° RIT.

Mort pour la France le 24 juillet 1915 à Launois (88).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°163 de la nécropole nationale « La Fontenelle » à Ban de Sapt (88).

 

Emile Céleste Digney

Né le 21 octobre 1887 à Gruey les Surance.

Soldat du 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 29 juillet 1915 à Schratzmaennele (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Ernest Vouriot

Né le 17 janvier 1879 à Ban-de-Sapt.

Soldat du 60° BCP.

Mort pour la France le 31 juillet 1915 à Souchez (62).

Tué à l’ennemi.

 

Marie Auguste Montémont

Né le 29 octobre 1892 à Eloyes.

Soldat du 5° BCP.

Mort pour la France le 5 août 1915 à Schratzmaennel (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Paul Marie Jacquemin

Né le 14 août 1886 à Eloyes.

Soldat du 3° BCP.

Mort pour la France le 9 août 1915 à l’ambulance d’Hersin Coupigny (62).

Suites de blessures de guerre.

 

Charles Lagarde

Né le 12 juin 1877 à Eloyes.

Sous-lieutenant du 2° Régiment d’Infanterie coloniale.

Mort pour la France le 12 août 1915 à Vienne-le-Château (Marne).

Tué à l’ennemi.

 

Antoine Pierre Eugène Perrin

Né le 17 janvier 1888 à Docelles.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 26 septembre 1915 à Aix-Noulette (62).

Blessures  de guerre.

 

Léon Joseph Rivat

Né en octobre 1892 à Lépanges.

Soldat du 407° RI.

Mort pour la France le 28 septembre 1915 à Neuville st Vaast (62).

Tué à l’ennemi.

 

Jean-Baptiste Lapoirie

Né le 2 juin 1887 à Eloyes.

Soldat du 170° RI.

Mort pour la France le 6 octobre 1915 à Souain (Marne).

Porté disparu.

 

 

 

Marcel Camille Duvaux

Né le 24 mai 1894 à Eloyes.

Soldat du 117° RI.

Mort pour la France le 6 octobre 1915 à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne).

Tué à l’ennemi.

 

Paul Célestin Claudel

Né le 30 novembre 1888 à Eloyes.

Caporal fourrier du 358° RI, 13° cie.

Mort pour la France le 8 octobre 1915 à l’ambulance 1/8 de  Villers D…( ?) Marne.

Suites de blessures de guerre.

 

Anatole Charles Bretzner

Né le 20 avril 1890 à Le Tholy.

Soldat du 17° RI.

Mort pour la France le 13 octobre 1915 au combat de Souchez (Pas de Calais).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°12.308, carré 61, rang 6 de la nécropole nationale « Notre Dame de Lorette » à Ablain saint Nazaire (62).

 

Charles Eugène Risser

Né le 22 avril 1891 à Eloyes.

Sergent au 15° Bataillon de Chasseurs, 4° cie.

Mort pour la France le 15 octobre 1915 à l’Hartmannswillerkopf (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Léon Albert Lapoirie

Né le 3 avril 1891 à Saint-Etienne (88).

Soldat du 1° Régiment d’Infanterie coloniale.

Mort pour la France le 29 octobre 1915 à Souain (Marne).

Tué à l’ennemi.

 

Joseph Victor Lambert

Né le 5 mars 1891 à Eloyes.

Adjudant au 15° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 21 décembre 1915 à l’Hartmannswillerkopf (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Marcel Adrien Schaffhauser

Né le 31 janvier 1895 à Rochesson.

Soldat du 152° RI.

Mort pour la France le 22 décembre 1915 à l’Hartmannswillerkopf (Alsace).

Tué à l’ennemi.

 

Charles Auguste Bolmont

Né le 14 octobre 1888 à Eloyes.

Soldat du 149° RI.

Mort pour la France le 24 décembre 1915 devant Angres/Aix Noulette (Pas de Calais).

Tué à l’ennemi.

 

Eugène Laurent Léval

Né le 12 décembre 1889 à Saint-Etienne (88).

Soldat du 149° ( ?) RI, venu du 170° RI.

Mort pour la France le 2 avril 1916 devant Verdun (Meuse).

Tué à l’ennemi.

 

 

 Xavier Siebolt

Né le 3 décembre 1874 à Mogenheim (Alsace).

Soldat du 43° Régiment Territorial d’Infanterie.

Mort pour la France le 25 avril 1916 à Bois Pallon  (Vosges).

Suite de blessures de guerre.

 

Eugène Marie Emile Durupt

Né le 1° avril 1887 à Bellefontaine.

Soldat du 170° RI.

Mort pour la France le 27 avri ou juin ( ?)  1916 au nord-est de Verdun (Meuse).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe collective n°8699 de la nécropole nationale de Douaumont à Fleury devant Douaumont (55).

 

Joseph Sertelet

Né le 17 novembre 1875 à Eloyes.

Caporal au 1° Bataillon de marche …légère Afrique.

Mort pour la France le 18 mai 1916 à Esnes (Meuse).

Tué à l’ennemi.

 

Nicolas Pierre Lecoanet

Né le 22 février 1883 à Saint-Etienne (88).

Soldat du 274° RI.

Mort pour la France le 22 mai 1916 à Vaux (Meuse).

Disparu au combat.

 

Joseph Auguste Marchal

Né le 27 décembre 1888 à Eloyes.

Caporal au 407° RI.

Mort pour la France le 24 juin 1916 à Dugny (Meuse).

Blessures de guerre.

 

Louis Emile Duroc

Né le 13 février 1888 à Xamontarupt.

Maréchal des Logis du 1° Régiment d’artillerie coloniale.

Mort pour la France le 11 juillet 1916 à l’hôpital d’évacuation n°13 à Marcelcave les Buttes dans la Somme.

Blessures de guerre.

 

Pierre Auguste Grandemange

Né le 16 août 1882 à Jarménil.

Soldat du 170° RI.

Mort pour la France le 15 août 1916 à Etinehem (Somme).

Blessures de guerre.

 

Jean-Baptiste Demangeon

Né le 24 juin 1886 à Eloyes.

Soldat du 42° RI.

Mort pour la France le 21 août 1916 à l’ouest du Bois des Riez, entre Cléry et Maurepas (Somme).

Tué à l’ennemi.

 

 

 Eugène Henri Aubel

Né le 14 juillet 1896 à Tholy.

Soldat du 152° RI ou 352° ( ?).

Mort pour la France le 27 août 1916 à Dompierre/Fay.

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°681 de la nécropole nationale de Dompierre-Becquincourt (Somme).

 

Marie Joseph Thomas

Né le 29 septembre 1894 à Eloyes.

Caporal  du 5° Régiment d’Infanterie coloniale, 7° cie.

Mort pour la France le 4 septembre 1916 au sud de Barleux (Somme).

Tué à l’ennemi.

 

Armand Félix Jacoberger

Né le 27 janvier 1888 à Châtel (88).

Sergent du 158° RI.

Mort pour la France le 4 septembre 1916 au combat de Soyécourt (Somme).

Tué à l’ennemi.

 

Henri Albert Gravier

Né le 25 février 1886 au Tholy.

Caporal au 170° RI ; 2° cie.

Mort pour la France le 9 septembre 1916 au nord-est de Cléry (Somme).

Tué à l’ennemi.

 

Adrien Demangeon

Né le 15 juin 1892 à Chavelot.

2° canonnier conducteur du 4° Régiment d’artillerie de campagne.

Mort pour la France le 11 septembre 1916 entre Curlu et Maurepas (rive droite de la Somme).

Blessures de guerre.

 

Paul Joseph Hollard

Né le 17 décembre 1893 à Remiremont.

Caporal au 107° Bataillon de Chasseurs à pied.

Mort pour la France le 24 octobre 1916 à Douaumont-Vaux (Meuse).

Tué à l’ennemi.

 

Pierre Auguste Ragué

Né le 26 avril 1896 à Eloyes.

Caporal au 2° Régiment du Génie, 19-2 cie.

Mort pour la France le 26 octobre 1916 à l’ambulance 12/20, SP80 à Soohesmes ? (Meuse).

Blessures de guerre.

 

Marie Auguste George

Né le 12 décembre 1884 à Saint-Etienne (88).

Soldat du 5° BCP.

Mort pour la France le 26 octobre 1916 à Sailly-Saillisel (Somme).

Tué à l’ennemi.

 

Charles Constant REMY

Né le 22 juin 1885 à Eloyes.

2° canonnier du 8° Régiment d’artillerie à pied, 12° B.

Mort pour la France le 12 novembre 1916 à Saint-Barthelemy  (Verdun).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°334 dans la nécropole nationale de « Bevaux » à Verdun.

 

 

Paul Clément Duroc

Né le 27 septembre 1891 à Xamontarupt.

Soldat du RIC du Maroc.

Mort pour la France le 6 décembre 1916 sur la crête du village de Fleury (Meuse).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°3233 de la nécropole nationale de Douaumont à Fleury devant Douaumont (55).

 

Léon Lecoanet

Né le 9 février 1879 à Xamontarupt.

Soldat du 173° RI.

Mort pour la France le 20 mars 1917 à 12H15 à l’ambulance 1/55 à Verdun (Meuse).

Blessures de guerre.

 

Adrien Duvaux

Né le 14 décembre 1890 à Pouxeux.

Soldat du 142° RI.

Mort pour la France le 25 avril 1917 à l’ambulance 2/47 à Génicourt (Meuse).

Suite des blessures reçues sur le champ de bataille.

Enterré dans la tombe individuelle n°28 bis du carré militaire de Génicourt (Meuse).

 

Camille Jules Chirmer

Né le 18 juin 1894 à St-Etienne (88).

Caporal au 9° BCP, venu du 152° RI.

Mort pour la France en mai 1917 à Berry-au-Bac (Aisne).

Tué à l’ennemi.

 

Albert Del Rague

Né le 16 décembre 1897 à Eloyes.

Soldat du 73° RI.

Mort pour la France le 21 août 1917 à Pypegaele en Belgique.

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°1172, rang 7 carré 6 de la nécropole nationale de Notre Dame de Lorette à Ablain Saint Nazaire (62).

 

Del Auguste Poirot

Né le 17 juin 1886 à Pouxeux.

Soldat du 149° RI, 5° cie.

Mort pour la France le 26 septembre 1917 à l’ambulance de  Sermoise (Aisne).

Suite de blessures de guerre.

 

Joseph Viant

Né le 7 septembre 1887 à Eloyes.

Soldat du 52° RI.

Mort pour la France le 25 octobre 1917 à la forêt de Pinon (Aisne).

 

Léon Constant Schmitt

Né le 15 mai 1890 à Eloyes.

Sergent au 170° RI.

Mort pour la France le 6 avril 1918 sur le champ de bataille au cours d’un combat à Cuvilly (Oise).

Tué à l’ennemi.

 

 

 

 

 

Nicolas Joseph Grégoire

Né le 5 décembre 1880 à Eloyes.

Caporal du 139° RI.

Mort pour la France le 2 juin 1918 à Troësnes (Aisne).

Tué à l’ennemi.

 

Henri Joseph Lecoanet

Né le 8 septembre 1878 à Eloyes.

Capitaine du 19° BCP.

Mort pour la France le 15 juin 1918 à Rehainviller lieu-dit Chaufontaine.

Blessures de guerre.

 

Paul Joseph Demangel

Né le 21 décembre 1897 à Eloyes.

Soldat du 355° RI.

Mort pour la France le 15 juin 1918 à Veauchamps (Meuse).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°964 de la nécropole de Lacroix sur Meuse (55).

 

Camille Léon Demangel

Né le 11 avril 1887 à Eloyes.

Sergent au 170° RI.

Mort pour la France le 22 juin 1918 au Bois du Croissant (Aisne).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°1483 de la nécropole nationale de Neuilly saint Front (Aisne).

 

Paul Del Kessler

Né le 2 mai 1894 à Eloyes.

Caporal au 5° BCP.

Mort pour la France le 17 juillet 1918 à Berny sur Voye (Somme).

Blessures de guerre.

 

Jean-Baptiste Bailly

Né le 24 août 1896 à Remiremont.

Soldat du 70° Bataillon de chasseurs.

Mort pour la France le 19 juillet 1918 devant Passy (Aisne).

Tué à l’ennemi.

 

Marie Louis Georges Didelot

Né le 21 juin 1889 à Rambervillers.

Sergent du 412° RI.

Mort pour la France le 21 juillet 1918 à Vierzy (Aisne).

Tué à l’ennemi par éclats d’obus.

Enterré dans la tombe individuelle n°363 de la nécropole nationale « Bois-Roger » à Ambleny (Aisne).

 

Jean Joseph Joly

Né le 25 février 1897 à Viménil.

Soldat du 68° RI, venu du 149°.

Mort pour la France le 23 août 1918 à l’Orme de Montecouvé/ Crécy (Aisne).

Tué à l’ennemi.

 

 

 

 

 

 

Jules Eugène Rimé

Né le 13 juin 1883 à Eloyes.

Adjudant-chef au 1° Bataillon de Tirailleurs Somalis.

Mort pour la France le 21 août 1918 à l’ambulance de Crantilly (Oise).

Blessures de guerre.

 

Camille Jean Nicolas Didierlaurent

Né le 13 avril 1885 à Rochesson.

Sergent du 21° BCP.

Mort pour la France le 2 octobre 1918 à Orfeuil (Ardennes).

Coup de feu reçu au combat.

 

Célestin Augustin Gehin

Né le 1° mai 1886 à Bellefontaine.

Soldat du 5° Bataillon de marche d’Infanterie légère d’Afrique.

Mort pour la France le 3 octobre 1918 à Vantelay (Marne).

Tué à l’ennemi.

 

Paul Julien Magnette

Né le 10 janvier 1897 à Wissembach.

Soldat du 173° RI.

Mort pour la France le 13 octobre 1918 aux fermes Bellecourt Forte Seboncourt (Aisne).

Tué à l’ennemi.

Enterré dans la tombe individuelle n°3408 de la nécropole nationale de Saint-Quentin (Aisne).

 

Auguste Bretzner

Né le 18 mai 1892 à Tendon.

Soldat du 62° Régiment d’Artillerie.

Mort pour la France le 20 octobre 1918 à Beine.

Tué à l’ennemi.

Enterré dans l’ossuaire n°1 de la nécropole de Sillery (Marne).

 

Henri Emile Mougeolle

Né le 6 juin 1895 à Xamontarupt.

Soldat du 127° ou 197° RI.

Mort pour la France le 26 octobre 1918 à Hurhaus Longwy ? (Meurthe et Moselle).

Blessures de guerre.

 

Auguste Joseph Balland

Né le 12 juin 1871 à Eloyes.

Soldat du 109° RI.

Mort pour la France le 1° novembre 1918 à l’hôpital de Golbey/Epinal.

Maladie.

Enterré dans la tombe individuelle n° 726 de la nécropole nationale d’Epinal.

 

Jules Constant Mougin

Né le 14 octobre 1887 à Thiéfosse.

Soldat du 251° RI, 15° cie.

Mort pour la France le 12 novembre 1918 à Altdamin (Allemagne).

Décédé en captivité.

 

Victor Bailly

Né le 5 novembre 1886 à Pouxeux.

Soldat du 25° Bataillon de Chasseurs.

Mort pour la France le 6 mars 1919 à l’hôpital de Sarrebruck (Allemagne).

Suite de maladie.

 

Par monographiesdesvosges
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 17:02

                            Archéologie

Ce texte est extrait de la monographie écrite par M. C. Chevalier, intitulée Essai historique sur Saint Ouën lès Parey aux environs de la Révolution (1891 ). Les photographies et les cartes postales ont été rajoutées.

 

 

  §1er Eglise de St Ouën

 Les grandes arcades de la nef du milieu appartiennent à l’époque romane du XIIe siècle. La tour, de date plus récente, paraît avoir été adossée à la nef et indépendante de l’église qui, pendant un certain temps, aurait existé sans ses deux chapelles latérales, édifiées plus tard seulement. Une tradition attribue à ste Ode la construction de cette église ; mais il ne peut guère être ici question que de la primitive église, bâtie à la naissance de la paroisse ; celle qui, par conséquent, a précédé, peut-être même médiatement, le bâtiment actuel, et qui devait être, restreinte aux dimensions d’une chapelle ; car le village, très probablement beaucoup moins populeux qu’aujourd’hui, possédait déjà la mère église de Parey (nous avons vu au chapitre 1er que Parey existait avant St-Ouën).

 

2011 21 août La Mothe St Ouen 084

L’église a, bien entendu, subi depuis sa construction, des réparations plus ou moins sérieuses, selon le goût et l’aisance des parties auxquelles incombent la dépense. D’après l’usage suivi dans le diocèse de Toul, la construction, la réparation et l’entretien du chœur était à la charge du curé, quand il avait pour fixe au moins le tiers des dîmes (ce qui avait lieu à St-Ouën) ; la nef, pour les murailles et la couverture seulement, était à la charge des autres décimateurs. La communauté avait le soin de la tour, des cloches, de l’horloge, des vitres et du pavé de la nef.

Nous relevons, aux archives départementales, les réparations ci-après faites au compte de la communauté, aux deux derniers siècles :

1772 « travaux au beffroy : 294 livres 10 sols ; fourniture d’ostensoir et de lampes : 387 l 10 sols. (L’ancien ostensoir fut revendu pour 42 livres : compte de gestion 1772).

1786  ouvrages à la tour : 2520 livres et pour le compte du chapitre de Remiremont (décimateur).

1676-1677 et 1678- ouvrages faits « à la neffe de St-Ouën ».

1687 réparations à la toiture du chœur de l’église.

1690-1692-1702-1711-1749- réparations à « la toiture de la neffe ».

Réception de ces travaux a été faite chaque fois par la communauté.

Depuis la Révolution, aucune réparation n’a été faite à l’intérieur de l’église sur les fonds communaux. L’entretien a jusqu’alors été à la charge de la fabrique seule. La caisse municipale a cependant soldé l’acquisition de l’orgue, soit 4000 francs. Un nouveau beffroi a été placé au clocher en 1860, moyennant le prix de 760 frs ; et des réparations assez sérieuses ont été faites en 1866 à la flèche de la tour, pour 1370 frs, le tout aux frais de la commune.

Le chœur de l’église renferme le tombeau d’un de ses seigneurs et celui d’un de ses curés. Nous lisons en effet à droite et à gauche du chœur, en face des stalles, les deux épitaphes suivantes, chacune sur un marbre de 75 centimètres de hauteur sur 50 de large, encastré dans un petit monument orné de sculptures et surmonté d’une simple croix (voir le dessin ci-après).

1° a l’immortelle mémoire de Honoré seigneur Hector de l’Epine, seigneur de Mandre, sainct Ovain (à cette époque l’u s’écrivait souvent comme le v) et lieutenant des gardes de son Altesse.

La vertu et la fortune se sont accordées ensemble pour dôner  à celui qui repose cy devant, l’amour de tous ceux qui l’ont cognus et les merveilles de sa vie, le moment l’incomparable et l’honneur des siens. Il fut conceu au Chastelet (hameau dépendant des communes de Barville et  Harchéchamp), naquit à Autignéville (Attignéville). A dix-sept ans, il commença à chercher les occasions qui peuvent perfectionner un chevalier de sa sorte, et ne s’en pasat aulcune desquelles il n’en courut le hasard, s’estant rendu capable de charge, il fut honoré par Charles troisième, d’heureuse mémoire, de celle de son père, en laquelle estant continué par son altesse régnate, il lui servit iusque (jusque) à … saxante et quinze ans en plusieurs actions très importantes fort fidèlement, estant pour le service d’icelle appelée à Nancy, il y mourut le 19 septembre 1622 grandement regretté de tous les gens de bien.

Hectorus hic tumulus, potuit virtutis et esse, ullus virtutem, si caperet tumulus. »

Traduction : c’est ici le tombeau d’Hector, tombeau de la valeur, si jamais elle pouvait être ensevelie.

 

2° épitaphe- Cy devant gist messire Michel Simon prte (prêtre) curé natif de ce lieu, lequel a fondé deux obit en ceste église à célébrer annuellement et perpétuellement, l’un …. Jour de son décès (ce décès eut lieu le jour de st Roch 1661- 16 août) et l’autre le 29 7bre, jour du décès de Nicolas Simon son père, pour laquelle fondation il a donné deux cents francs aux chaptouliers (receveur des deniers de la fabrique paroissiale- châtolier)., d’icelle église pour estre mis à constitution de rente cinq pour cent, le sieur curé aura dix huit gros pour chacun obit, les chaptouliers six gros à cause du luminaire, autres six gros pour celuy qui aurat somé pendant les vigiles et la messe, et le reste se distribuerat aux enfants qui auront aidé à dire messe et chanté les vigiles et pauvres qu’y trouveront. Les vigiles se diront la veille, la messe finie, se diront les obsèques sur son tombeau, priant Dieu pour le repos de son âme, de celle de son père, de Ieannette Iacob sa mère qui mourut le…(à cette époque le J s’écrivait comme l’i). An 162 ? et de tout son paretage (parentage) le dict Nicolas père mourut l’an…et le dict fondateur le….Priez Dieu pour eulx. Amen MSC (Michel Simon curé). (Les dates qui manquent à cette épitaphe prouvent que sa pose a eu lieu avant le décès du fondateur, peut-être même avant celui de son père.)

La chapelle St Jean-Baptiste renferme le tombeau de Ste Ode, en habit de bénédictine. C’est d’après M. l’architecte Fontaine, une statue d’une bonne expression, d’un bon caractère de style. L’ensemble est d’excellentes proportions et la pose est noble et naturelle. Les draperies surtout sont bien modelées et bien rendues, avec ces longs et larges plis qui s’affaissent droits et sans affectations. S’ils avaient un peu de moelleux, on daterait ce tombeau du XIII° siècle ; ce défaut permet de lui assigner la fin du XII° siècle.

 

 

2011 Monographie st ouen rentrée 131 

 

L’autel du Rosaire, posé à la même chapelle, date de 1635 ainsi que le mentionne l’inscription suivante, qu’on y lit très apparemment ANNO DNI 1635. (année du Seigneur 1635).

Il a été établi pour la communauté comme un appel à la protection de la Vierge dans ces temps difficiles et malheureux, en remplacement de l’autel précédent, détruit par les Suédois. On remarque au bas de l’escalier du petit matériel, et non loin de la grille des fonts baptismaux, un pavé portant un écusson qui représente les armes de la famille Héraudel, habitant La Mothe. Très probablement un membre de cette famille, sans doute un enfant (c’est du moins ce qu’il est permis de penser, en l’absence d’inscription tumulaire) sera décédé chez les seigneurs de St Ouën et aura été inhumé là.

En parlant de cette famille noble, nous croyons devoir mentionner que Jean Héraudel, avocat à la cour des grands jours de St Mihiel est l’auteur de trois élégies en poésie française et latine sur les maux dont la Lorraine était accablée, publiées à Nancy en 1660. Il avait été témoin des malheurs de La Mothe et des ravages causés dans toute la province par l’occupation française.

Il existe à la partie extérieure du chœur une rosace, où il était d’usage anciennement d’exposer le Saint Sacrement à l’adoration des fidèles assemblés sur le cimetière, à certaines fêtes de l’année (quarante heures, Fête Dieu, etc…) ou pendant les temps de jubilé, ou enfin dans des moments de peste et de calamité publique.

 

st ouen tombeau st ode

 

Nous terminerons la description de l’édifice, en faisant remarquer que pour perpétuer dans la population le souvenir des quêtes que fit Ste Ode, en vue de la construction de son église, on plaça sur les contreforts de la tour actuelle la sculpture des deux bourriques qui l’ont aidée à recueillir ses dons et ses aumônes. En 1773, l’église a été interdite par l’évêché, mais cette interdiction a très peu duré, car une seule personne de St Ouën (jeanne Baptiste) fut enterrée à Parey.

Depuis longtemps, la paroisse de St Ouën possède trois cloches, car nous avons lu deux archives communales : 1° qu’en 1615, un obit d’une messe haute de requiem, avec vigiles et recommandations le soir précédent, les cloches sonnantes, fut célébré le 11 novembre pour le repos de l’âme du chapelain Ménard, enterré à St Ouën.

2° qu’en 1791 , un Te Deum fut chanté dans l’église de St Ouën, au son de toutes les cloches le 10 juillet.

Les cloches actuelles ont été fondues à Urville par François Robert le 31 juillet 1852. Elles ont coûté, avec la grosse cloche de Parey, la somme de 2356 frs. La commune a fourni le métal de l’ancienne sonnerie.

 

st ouen l'église

 

D’après un état statistique établi en 1890 et déposé à la Préfecture, il n’y aurait aucune cloche enlevée, ni à St Ouën, ni à Parey en 1798. Nous avons tout lieu d’en être étonné, d’abord parce que ce ne fut que dans les rares communes où la population se révolta comme à Champ le Duc, Champdray etc… que les cloches furent conservées, et parce que les anciens contemporains de la Révolution, avec nous avons eu autrefois l’occasion d’en parler, ne nous ont nullement transmis le souvenir d’une semblable révolte et nous ont au contraire affirmé que sur les trois cloches de chaque église, deux furent descendues de la tour et conduites au chef-lieu du district.

L’horloge actuelle, sortant des ateliers de M ; Germain à Saint Nicolas de Port (Meurthe et Moselle) fut acquise par la commune moyennant la somme de 2000 frs le 12 mai 1838 et posée en remplacement d’une ancienne horloge construite en 1785 par le sieur Tridon de Fresnes (Hte Marne) pour 718 livres 8 sous et 4 deniers de Lorraine ou 550 livres cours de France.

La conduite des horloges de St Ouën et de Parey est payée à raison de 50 frs par an, plus l’usufruit d’une surface d’environ 15 a 33c en Malcartier.

Les sonneurs de St Ouën et Parey touchent de la commune une indemnité civile de 70 frs, indépendamment du traitement qui leur est fait sur les fonds de la fabrique paroissiale.

Plusieurs seigneurs, nobles, prêtres et collateurs de chapelles sont inhumés dans l’église de St Ouën. Nous donnons la liste suivante que nous avons recueillie dans les divers documents mis à notre disposition :

Vers 1570 Gilles Daujan et Marguerite Baudot, son épouse seigneurs de St Ouën inhumés devant l’autel st Gras ?

1622 Hector de Lépine, seigneur de St Ouën, Mandre.

1659 Hector de Lépine, son fils inhumé dans le tombeau de ses prédécesseurs.

1661 Michel Simon ex curé de St Ouën enterré du côté de l’épitre.

16 ?5 Ménard Chapelain et vicaire de l’église collégiale de La Mothe.

1665 Jeanon Urguet veuve de Claude Jacquet, enterrée devant le crucifix (On lit sur les registres paroissiaux que des fouilles pratiquées dans l’église devant le crucifix, le 19 février 1665, jour de la Ste Ode, ont mis à découvert un grand nombre de cercueils en pierre qui dénotent l’ancienneté du lieu.)

1665 Marie Reynault enterrée près de l’eau bénitier.

1680 Bénigne Féby curé de St Ouën inhumé dans la chapelle St Joseph.

1685 Jeanne Claude de Bazan de Besson enterrée dans la chapelle St Joseph.

1702 Charles Mathey enterré au costé droit, dessoul le pupitre.

1704 Anne de Lépine épouse de Lavaulx inhumée au-devant du petit balustre en place de ses ancêtres.

1705 Evrard François de Lavaulx.

1711 Anne de Brachy de Ranfin inhumée dans l’église.

1727 Antoine Gabriel de Lavaulx inhumé à la place de ses ancêtres.

 

§2 Eglise de Parey.

Au dire des archéologues qui l’ont visitée, l’église de Parey remonte au X) siècle, ou du moins la nef principale, la tour et le chœur. Le millésime A°Dni 917 inscrit à la clef de la première arcade vient à l’appui de cette croyance. Nous devons toutefois faire observer que seul le chiffre 917 se trouve incrusté dans la pierre ; les lettres A° Dni ont été tracées en rouge, il y a 30 à 35 ans, par ordre du curé Maillot qui a cru, avec quelque raison, voir là la date de construction de la nef.

 

2011 21 août La Mothe St Ouen 021

Le portail actuel est surmonté de trois statues : 1° st Michel terrassant le dragon ; 2° st Pierre patron de l’église ; 3° un évêque.

Indépendamment de ce portail, l’église avait une deuxième entrée contre l’autel ste Barbe et donnant sur la partie nord du cimetière. La partie supérieure de cette entrée secondaire se composait d’un retable représentant Jésus Christ avec ses douze apôtres. Ce travail remarquable pour l’époque eut jusqu’à la fin du siècle dernier une véritable valeur archéologique ; (mais depuis, il fut détérioré par d’inconscients enfants qui, en s’amusant dans l’attente des offices, essayèrent leur adresse en lançant des pierres contre Judas. Malheureusement, cet apôtre ne fut pas le seul à recevoir les coups et aujourd’hui les personnages sont complètement défigurés.

Plusieurs anciens (notamment Nicolas Freby dit Colas, Jean Baron, né en 1780.) nous ont affirmé que dans leur enfance le retable n’avait pour ainsi dire aucune dégradation.

 

2011 21 août La Mothe St Ouen 030

 

 

Les chapelles latérales sont des bâtisses moins anciennes que la nef principale. On ne connaît pas la date précise de l’édification de celle de droite dénommée communément chapelle des filles. Quant à celle de gauche, c'est-à-dire la chapelle Notre Dame, elle fut construite en 1459, ainsi que le rapporte l’inscription suivante, placée à la partie gauche supérieure du monument dont nous donnons ci-contre le dessin.

 

2011 st ouen rambervillers 043

 

D’après M. Fontaine, c’est une statue bien drapée, la tête repose sur un coussin très élevé ; les mains sont jointes et les pieds s’appuient contre un socle carré. Le défunt paraît vêtu d’une chasuble grecque, qui était en usage au 15° siècle, époque où sa forme subit quelques changements.

« Cy git messire Henry Mitton, jadis curé de Parey qui a fait et fondé cette chapelle en honneur de Notre Dame pour dire une messe toutes les sepmaines perpétuellement, qui fut dédiée et bénite le 4° jour du mois d’octobre 1459. Priez Dieu pour lui. »

Cette inscription est en gothique minuscule, du commencement du XV° siècle. La plupart des lignes droites et des lignes courbes sont remplacées par des lignes brisées. Cette tendance se manifeste surtout dans les lettres i, m,n et u, dont la tête incline vers la gauche, et le pied vers la droite, tandis que la partie intermédiaire conserve la position verticale. Les lettres à panse, particulièrement l’o, le b, le j, le p et le g sont pour ainsi dire taillées à facettes.

Souvent les caractères sont soudés entre eux par le haut. D’autre fois, quand deux lettres à panse se touchent, elles se fondent l’une dans l’autre, de manière à n’offrir qu’un trait pour les deux panses. Cette écriture était alors beaucoup en usage pour les inscriptions lapidaires. La chapelle ste barbe a subi diverses réparations ou agrandissements en 1738 et 1747. Ces dates se lisent aux embrasures des fenêtres.

Plusieurs chapelains et curés ont été inhumés dans cette chapelle ainsi que l’attestent les inscriptions placées aux murs et aux pierres tombales servant de pavés. On lit en effet :

1° IHS MA (Jésus Marie).

Messire Jean Pernot, natif de ce lieu, fut premièrement curé d’Illou, par après de Brainville, enfin mourut curé de Romain sur Meuse. (Illoud, Brainville et Romain sur Meuse sont trois communes du canton de Bourmont Haute Marne).

L’an 1678, le 27 février, âgé de 40 ans, et est cy devant inhumé- Priés Dieu pour son âme. »

2° « Sub saxo hoc ante altare posito venerandum pres et m dnm Mauritum Haubvenant pastore huic parochia parentes ac amici devote eo debat die ultima anni 1605. Haec i DG pie posuit. »

Voici la traduction : Sous cette pierre posée devant l’autel, le vénérable prêtre messire Maurice Haulvenant, pasteur de cette paroisse a été religieusement inhumé par ses parents et ses amis, le dernier jour de l’an 1605. Pieuse inscription d IDG.

Messire Simon Hauvenant, curé de Parey, est inhumé à la chapelle des filles.

L’inscription suivante se lit sur le pavé sous les bancs. « Cy gist discrète personne Messire Simon Hauvenant jadis en son vivant curé de céans lequel trépassait le 1° mars 1598 ; Prié Dieu pour son âme. »

A droite et à gauche du portail, on lit les épitaphes suivantes.

1ère épitaphe DOM (Deo optimo maximo) traduction A Dieu très bon, très grand.

Sous cette tombe repose le corps d’he hôme Me (honnête homme Messire) François Richard, vivant prêtre curé de Perrey, lequel a fondé à ceste église trois messes haulte de requiem à dire annuellement et perpétuellement par le sieur curé de Parey ou ses proposés …à la fin de chacune des dites messes à dire l’une le jour de st François 4° octobre pour le repos de l’âme du dit fondateur ; la seconde à dire la plus proche férié (jour de la semaine, où l’église ne désigne aucune fête spéciale à célébrer.) de la st Jean l’Evangéliste pour le repos de l’âme de feu Jean Richard son père ; la troisième le jour de ste Catherine pour le repos de l’âme de Catherine Nourrice, sa mère, pour rétribution des dites fondations, le sr curé et mt d’escolle auront suivant les ordonnances du seigneur esvesque et à la fabrique seize sols pour les trois messes pour fourniture de luminaire et ornement, à prendre et percevoir sur le poiel (1) d’une fauchée de prez au finage de Parey st Ouën, lieu-dit en Prausier joindant François Matrie, d’une part et d’autre, qui se payera par Joseph Molard, détenteur du dit prez, lequel fondateur et décédé le 22 juillet 1733. Prié Dieu pour le repos de son âme. Requiescant in pace. Amen. »

Le poil c'est-à-dire la récolte qui alors se dénominait haut poil (foin) et petit poil (regain).

2° épitaphe :

DOM en attendant la résurrection des morts cy devant repose le corps de Damoiselle Denise Charlotte de Bresson, dame de st Ouën, supérieure de la congrégation des filles de cette paroisse et dame de la charité, après avoir passé sa vie dans la pratique des vertus, elle mourut au grand regret de tous ceux qui la connaissaient, le dernier de janvier 1743, âgée de 72 ans. Priez Dieu pour le repos de son âme. Requiescant in pace.

Nous ne pouvons indiquer si, aux siècles derniers, l’église a subi des réparations sérieuses ou des embellissements. M. l’architecte Fontaine, qui a visité l’église en 1878, croit qu’une partie de l’édifice a été remanié vers le milieu du 15° siècle. Tout ce qu’il nous est possible d’affirmer, c’est qu’en 1788, il y fut exécuté des travaux de sculptures, qui ne peuvent se rapporter qu’au maître autel, entièrement en bois, furent soldées sur les fonds de la fabrique et prélevées en très grande partie sur le produit de la location des bancs. A cette époque, chaque place était louée 30 sous en moyenne. La tour renferme trois cloches fondues à Urville à trois différentes époques, savoir :

La grosse, le 31 juillet 1852 avec celle de st Ouën.

La moyenne, 3 juillet 1877. Coût : 300 frs.

La petite, le 14 juillet 1872. Coût : 150 frs.

La commune a fourni l’ancien métal. Elles ont remplacé 3 cloches fondues en 1808, près de l’église, sous l’administration de M. Jean Freby, maire, Mr Colson étant curé de St Ouën et Parey.

L’horloge, achetée pour 800 frs en même temps que celle de St Ouën, sort des mêmes ateliers.

Les personnes suivantes sont inhumées dans l’église :

1459 Henri Miton, curé de Parey, sous son tombeau.

1598 Simon Hauvenant, curé de Parey, enterré à la chapelle des filles.

1605 Maurice Hauvenant, curé de céans, inhumé devant l’autel de Ste barbe.

1678 Jean Pernot, curé de Romain sur Meuse, inhumé dans la chapelle Notre Dame.

1709 Pierre Audon de Menebaux enterré sous le crucifix.

1721 Charles Gaulard, chirurgien, enterré tout près de la muraille, devant l’autel Notre Dame.

1722 Charles de Landrian, inhumé au-dessous du crucifix.

1743 Denise Charlotte de Bresson, inhumée proche le bénitier dans l’église.

 

§3 Cimetières.

Les cimetières avoisinant les deux églises ayant été supprimés d’office par l’administration en 1843, les inhumations cessèrent d’y avoir lieu, même avant l’ouverture du nouveau cimetière, car un prêtre espagnol, Aquilino Sanchez, étant décédé à St Ouën les Parey, la dite année, il fut inhumé à Vrécourt, faute de cimetière à St Ouën. De même, d’autres personnes furent enterrées à Saulxures ou à Médonville. Des emplacements pour sépultures privées sont délivrés aux prix suivants :

Concessions perpétuelles : 400f

Concessions trentenaires : 60f

Concessions temporaires (15 ans) : 40 f.

Le prix des concessions est versé par moitié à la caisse municipale et à celle du bureau de bienfaisance. Chaque concession comprend au moins une superficie de 4m9 soit 2m50 de longueur sur 1m60 de largeur.

Avant l’abrogation de l’art. 15 du décret du 23 prairial an XII, un cimetière spécial a été établi à St Ouën pour le culte protestant. Ce cimetière existe encore.

 

§ 4 Presbytère de Saint Ouën.

« La maison presbytérale de St Ouën, avec ses aisances, dépendances, jardins potager et fruitier » fut vendue le 16 messidor an IV (4 Juillet 1796) à François Didier, marchand à Neufchâteau pour 8000 frs (archives départementales). La vente a été précédée d’une expertise et contre-expertise et tierce expertise. La maison était alors louée pour 195 livres à un particulier. Il est presque certain que ce presbytère fut racheté par la commune, aussitôt après le rétablissement du culte dans la paroisse en 1802 ou 1803. Les archives locales ne nous ont donné aucun renseignement à ce sujet.

 

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§5 Presbytère de Parey.

Ni les archives départementales, ni les archives municipales ne contiennent la vente du presbytère de Parey comme bien national. Un document que nous avons lu à la Préfecture mentionne que l’an IV, cette maison presbytérale n’était pas encore vendue, et était provisoirement réservée pour tenir l’école. Nous avons dû alors faire des recherches à l’étude de Me Renaut, notaire, et nous avons trouvé que cette maison, appartenant à Melle Bastien, a été acquise par ses parents sur Nicolas Froment et Catherine Adélaïde Perrot son épouse, par acte reçu de Me Drouot le 17 septembre 1832. Les époux Froment avaient fait l’acquisition sur Louis Clinchant, rentier à Bulgnéville,par acte reçu de Me Péru le 27 janvier 1806. Ce dernier acte relaté que la maison provenait à Clinchant de la vente des biens nationaux, mais il n’en fait pas connaître la date. Une porte supprimée, et dont on n’avait encore les traces, mettait en communication le presbytère et le cimetière avoisinant l’église.

 

§6 Mairie ; écoles ; halles ; pompes à incendie ; maison du berger.

Les deux communautés de St Ouën et de Parey ne possédaient pas de maison commune avant la Révolution. Les archives étaient conservées au domicile du greffier sous sa responsabilité, et les réunions avaient lieu au domicile du maire ou du syndic. A la constitution de la première, c'est-à-dire, après le 14 décembre 1789, le besoin d’une mairie se fit sentir, et dans beaucoup de localités, on se mit en devoir d’en construire une. Prévoyant dans un délai assez restreint une réunion avec St Ouën, la commune de Parey crut pouvoir se passer de mairie ; et en effet, elle n’en posséda jamais. Celle de St Ouën ne pouvait rester en arrière des voisines ; ainsi, elle fêta l’avènement du 19° siècle par l’inauguration de son hôtel de ville, qui passait alors à juste titre pour le plus beau de la contrée.

 

 

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La dépense qui s’éleva en chiffres ronds à 40.000frs compris aussi l’établissement de la grand ’fontaine, et l’acquisition du terrain. Outre la mairie, le bâtiment renferma le logement de l’instituteur ; mais les écoles se tenaient encore dans des locaux loués par la commune. Dans les années qui précédèrent la construction de la salle d’école, la classe se tint à la mairie actuelle. Ce n’est qu’en 1834 que fut construite la salle d’école des garçons, avec la remise à pompe, la cour, la chambre à four et l’écurie de l’instituteur. Le décompte des travaux se monta à 9.000 frs, pour l’école seulement. En 1885, le logement du maître et les salles d’école des garçons furent reportés dans une maison voisine, rue du Moulin, acquise par la commune sur le sr Perrut-Cambas pour la somme de 15.000frs. L’ancien logement est occupé aujourd’hui par le brigadier forestier, et les salles d’école sont louées à un cafetier.

L’école des filles, établie en 1835 dans une maison ayant autrefois appartenu à M. Colson, ancien curé, près de l’église de Parey, occasionna une dépense de 13.000 frs. Elle est bâtie sur pilotis. En 1854, plusieurs travaux d’appropriation y furent exécutés pour l’établissement de la salle d’asile, dénommée aujourd’hui classe maternelle, où les enfants des deux sexes sont reçus de 2 ans révolus à 6 ans. Au côté sud-ouest de l’hôtel de ville, des halles ont été élevés en 1877 sur l’emplacement du jardin de l’instituteur, qui fut alors reporté au derrière de l’ancienne école. La dépense s’éleva approximativement à 6.000 frs.

La commune possède 3 pompes à incendie : la 1° acquise en 1835, pour 1600 frs près de M. Calein à Epinal ; la 2°, achetée en 1848, pour 2.900 f près du même fournisseur ; la 3°, aspirante et foulante, fut acquise pour 4030 frs en 1882, près de M. Simon à St Dié. Toutes les trois sont munies de leurs agrès et en dépôt dans deux remises, l'une attenant au presbytère, et l’autre à l’ancienne école des garçons. Les pompiers, au nombre de 28, commandés par le sous-lieutenant Bertrand J Bte, dit Jules, reçoivent de la caisse municipale une allocution individuelle de 23 f par un an.

La Maison du Berger, sise rue de la Maison des Champs, fut acquise par la commune le 20 mai 1853 pour 1.300 frs. Elle ne comprenait alors que l’habitation personnelle du pâtre. Un engrangement, avec écurie, y fut ajouté vers 1860.

 

§7 Fontaines

Nous avons dit au chapitre 1° §3, qu’il existe à St Ouën les Parey : 6 fontaines à jet continu, 10 bornes fontaines et plusieurs puisards communaux.

La grand ‘fontaine, établie en 1800, avec la maison commune, était alors adossée contre le lavoir. Ce n’est que depuis une vingtaine d’années qu’elle est reportée au milieu de la place. Elle est alimentée par les sources des carrières, ainsi que les trois fontaines du Haut de St Ouën, du Pont de Parey, de la rue de la Gomée et la borne fontaine de la rue de la Corvée. Ces trois fontaines furent construites en 1853, sous l’administration de M. Marx.

 

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Dépense 5.985 frs. La fontaine Ste Ode, bâtie en 1800, moyennant la somme de 8.000 frs tire son eau à la source de la Haie Gardot, ainsi que la borne fontaine de la rue Piebois, établie postérieurement. Les autres fontaines et bornes fontaines datant de 1888, ont coûté près de 25.000 f et prennent leur eau aux sources du Geai.

 

st ouen fontaine ste odile-copie-1

 

 La fontaine Charles, les puisards de Ste Ode, de la rue des Mocquards, et de la Maison des Champs sont des siècles derniers, et ont été pendant bien longtemps les seules ressources locales en eaux potables à la disposition du public.

 

 

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§8 Monuments religieux : croix, statues, etc…

Il existe, tant dans les rues du village que sur le bord de différentes voies de communication, huit croix ou statues religieuses. Nous donnons quelques détails sur chacune d’elles.

1° Croix de carrefour (près du pont Doué) ?

Cette belle croix, reposant sur un socle qui n’a rien de commun avec, se compose d’un fût polygonal terminé par un chapiteau très aplati et orné d’enroulements en forme de volutes. Sur ce chapiteau, l’artiste a disposé assez élégamment quatre niches couronnées de frontons trilobés à la partie supérieure. Ces frontons sont supportés par quatre petites colonnettes isolées. Dans chacune de ces niches, se trouve une statuette : de face, st Nicolas ; à droite, ste barbe ; à gauche, une sainte, que nous ne connaissons pas ; au revers, ste Ode, abbesse bénédictine patronne de st Ouën les Parey. Au-dessus de ces niches, sortent deux branches courbes formant console et portant la ste Vierge et st Jean. Du milieu de ces branches, s’élève une croix carrée dont les bras horizontaux sont terminés par des fleurons qui sont pour ainsi dire du XIII° siècle. Le Christ appartient évidemment aux bonnes traditions, mais nous remarquons que le linge des reins est restreint. La branche supérieure de la croix manque et l’on dirait presque que l’artiste a voulu faire une croix en tour, mais elle est remplacée, en quelque sorte, par le groupe de st Michel terrassant le démon. Enfin, le profil de la base de la croix appartient au XIV ° siècle, et l’ensemble de la composition en indique le commencement. Fontaine architecte.

 

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2° Croix de la Corvée.

Cette croix porte à mi-hauteur de sa colonne l’écusson de la famille noble qui l’a fait élever, avec l’inscription suivante : « Monsieur de Rogéville a fait faire cette croys en l’an 1598 le 27 may ». (L’écusson étant écorné, il n’est guère facile de lire le nom de celui qui a fait pour la croix.)

 

 

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D’après la tradition, elle serait une sorte d’ex-voto élevé à la limite de la seigneurie. Elle se trouve en effet à quelques pas de l’ancienne délimitation des finages de St Ouën et Parey.

3 Croix Maillery

Placée à la bifurcation des chemins de grande communication n° 17 et 22, se dirigeant vers Vrécourt et Sauville, cette croix se compose d’une colonne octogonale surmontée d’un chapiteau sculpté et d’un christ en fonte de date récente. Le reste paraît n’avoir subi aucun changement depuis sa pose.

Cette croix a, paraît-il, remplacé une précédente, élevée au même endroit, en 1659, par François Matry, auteur de plusieurs fondations pieuses. On y lit l’inscription suivante, déjà bien effacée par le temps : « L’an 1750, le 6 avril, cette croix a été faite à l’honneur de Dieu, à la dévotion de P Maillery et de…(le reste est à peu près illisible.)

Une famille Maillery qui habitait alors à Urville, eut dit-on un de ses membres écrasé sous sa voiture en cet endroit. Une famille Maillery habitait aussi St Ouën à cette époque.

4° Bon Dieu de Lapaix.

Un petit monument, connu au village sous la dénomination de « bon Dieu de Lapaix » et consistant simplement en une niche renfermant un ecce homo, et surmontée d’une petite croix de pierre, se trouve près du pont de Parey. Au-dessous de la croix, on lit : « Cette chapelle est construite par F. Lapaix. Ad majorem dei gloriam. Anno Domini 1753. »

Traduction : Pour la plus grande gloire de Dieu. Année du Seigneur 1753. »

Nous devons lire que depuis bientôt 50 ans, le nom Lapaix a été à tort remplacée par celui de Laboureux.

5° Croix Nanon.

Cette croix, qui doit son édification à la dévotion d’Anne Payen (en langage familier du temps, Nanon ou Nanette) est formée d’une colonne octogonale appartenant au siècle courant (1829) et surmontée d’un croisillon de date plus moderne encore (vers 1869), représentant d’un côté le Christ et de l’autre la Vierge tenant l’enfant Jésus sur le bras. Ce croisillon nous rappelle qu’il y a vingt ans, quelques mauvais sujets, à demi ivres et complètement impies, tirèrent plusieurs coups de fusils sur la croix. Poursuivis, sur la réquisition de M. le curé Caiment, en simple police, ils furent menacés de quelques jours de prison et condamnés à la réparation de l’injure faite au Christ. Cette réparation se fit par la distribution de quelques aumônes et le remplacement du croisillon brisé.

6° Croix Poirot.

La croix Poirot, placée sur l’ancien pâtis, avoisinant le pont de St Ouën, remonte à la première moitié du18° siècle. Elle se compose d’une colonne cylindrique surmontée d’un chapiteau sculpté, assez semblable à celui de la croix Maillery et d’un croisillon représentant le Christ en croix. Le piédestal ne porte aucune inscription.

Elle fut élevée en 1740 par la veuve de Jacques Poirot, de St Ouën, lequel se noya la dite année dans l’Anger, à environ 50 mètres de distance de son emplacement.

7° Croix de Mission.

Cette croix est placée à la sortie du village, sur la gauche du chemin, qui conduit à Vrécourt. La colonne octogonale est surmontée d’un chapiteau sans sculpture, sur lequel est posé un croisillon représentant le Christ. Elle appartient au commencement de ce siècle et a été élevée pendant une mission religieuse. D’après ce que nous ont dit les anciens du village.

8° Statue de Ste Ode

Elle a remplacé une ancienne croix appelée Croix Jean Pierot, élevée sur l’emplacement d’une petite chapelle qui existait encore vers 1600.

Une niche renfermant une statue de ste ode se trouve encadrée dans le mur de soutènement des terres d’un jardin, à quelques mètres du point de jonction des rues des Mocquard, Pie-Bois et des Canes. Cette niche est surmontée d’une croix d’environ soixante centimètres de hauteur, au bas de laquelle on lit : « Ste Ode, princesse et chanoinesse ». Au pied de la statue se trouve l’inscription suivante : « Cette chapelle a été faite à l’honneur de Ste Ode à la dévotion de Pierre henry et Marie Petitjean, sa femme en l’année 1778. »

 

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§9 Château

Le château de St Ouën, habité par les seigneurs Daujan et de L’Epine de Lavaulx, jusqu’au commencement du 18° siècle, ne devint ensuite qu’une maison de culture habitée par le régisseur des propriétés seigneuriales ou garde-chasse, et où un appartement propre et soigné était réservé à la famille du seigneur, lorsqu’elle venait passer quelque temps à St Ouën, en été, en partie de plaisir ou de chasse. Est-ce n’est qu’à partir de 1775 que nous voyons le seigneur revenir habiter la communauté.

 

st ouen le château

C’est donc à cette époque qu’on doit faire remonter la construction du château,, ou tout au moins, de l’habitation personnelle qui n’eut que l’honneur d’abriter le dernier seigneur, M. Canon de Ville.

L’état matériel du bâtiment et surtout les attributs qui ornent la façade principale nous donnent raison.

Ce n’est certainement pas un château de grande architecture ni de goût élevé. Ce que le seigneur paraît avoir recherché, avant tout, c’est la simplicité et surtout la commodité : nous croyons qu’il a atteint son but, tout en donnant à sa demeure un cachet vraiment seigneurial.

Le seigneur Canon de Ville n’ayant pas émigré à la Révolution conserva ses propriétés qui ne furent pas vendus comme biens nationaux.

 

 Le coseigneur possédait à St Ouën une demeure, rue de la Corvée, près de la croix Rogéville (aujourd’hui maison François Petit). C’est là que mourut en 1702 M de Mathey à l’âge de 70 ans. Pour Parey, nous n’avons aucune preuve écrite de l’existence d’une demeure seigneuriale. D’après la tradition, la maison Noviant (de la Cour) aurait été anciennement la propriété des seigneurs de Lavaux, quand ils possédaient la Maison des Champs. Ils l’auraient alors vendue longtemps avant la Révolution. En 1791, le châtelain de St Ouën ayant refusé d’enlever les armoiries surmontant la grille de la porte d’entrée de sa cour, des ouvriers furent commandés par la municipalité pour cet enlèvement. Pendant le travail, un des ouvriers ayant cru remarquer à une des fenêtres du château « un homme armé d’un fusil et manifestant des intentions hostiles » courut prévenir l’autorité, qui met un piquet de gardes nationaux près de la grille, pendant que le second ouvrier achevait le travail, « avec ordre de faire feu au moindre cri, ou danger venant de l’intérieur de la maison. »

En 1793, deux gardiens sédentaires furent mis au château pour la conservation des scellés qui venaient d’y être apposés.

 

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Après M. de Ville, le château a été successivement habité par M. de Plumerel, ancien capitaine de cavalerie, M. Du Cancel, ancien avocat à la cour royale de Paris, M. Gérard Baron de St Amand, qui est devenu percepteur des contributions directes, et M. Marx, propriétaire et maire à St Ouën.

Il appartient aujourd’hui à M. Gauthier, pharmacien à Fraize qui l’habita peu de temps.

  Si vous voulez le texte sur papier, en entier (petit cahier de 335 pages), vous pouvez nous laisser un message sur ce blog.

 

 

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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 23:13

La Bataille de Bulgnéville par Pierre Constant Chevalier

 

En 1431, Antoine de Vaudémont disputa le trône de Lorraine à René d’Anjou, gendre de Charles II qui venait de mourir. Se sentant à la tête d’une armée assez forte, René somma Antoine de lui rendre hommage, et de renoncer à ses prétentions. Celui-ci refusa et chercha occasion de livrer bataille à son rival. Nous laissons ici la parole à M. Leupol, dans son précis d’histoire de Lorraine :  Les deux ennemis se rencontrèrent le 4 juillet 1431 entre le ruisseau de Bulgnéville et Saulxures  dans une vaste plaine et sous un ciel de feu. Tandis que l’on attendait avec gravité le moment d’en venir aux mains dans l’armée du comte de Vaudémont où l’on croyait avoir le triple avantage du poste, de la justice et de l’intrépidité, c'est-à-dire le terrain, le droit et le mérite ( D’après Vosges pittoresques et historiques par Ch. Charton : l’armée d’Antoine était campée dans un lieu bien choisi qu’elle entoura de moult grands fossés et pieulx poinctus que les chevaux des assaillants ne purent franchir. Barbasan , ses gens et d’autres soldats au nombre de 2000 y demeurèrent engagés .). L’autre camp s’agitait avec impatience et demandait le signal. Pour diminuer les chances de la défaite, qu’il pressentait, le chef illustre envoyé par Charles VII au secours de René, Barbesan, tâchait de prendre des mesures et d’organiser ses troupes indociles. Lui-même, il se mit à la tête de l’avant-garde ; René, le comte de Salm et l’évêque de Metz eurent la direction du centre ; le Damoiseau de Commercy reçut le commandement de l’arrière-garde… Rene-I.jpg

                                                                                               Le duc de Lorraine 

 

 

Antoine se tint sur la défensive ; il se laissa patiemment attaquer jusque dans ses retranchements. René se mouvait avec une bouillante ardeur, ses troupes se précipitaient sur l’ennemi, lorsqu’un cerf parut au milieu du champ de bataille, s’arrêta, frappa du pied, regarda longtemps avec indécision, puis se jeta à travers les bataillons de l’assaillant. Celui-ci ne sut que penser de cette aventure ; mais ses crédules soldats la considérèrent comme un sinistre présage : ils furent saisis du mal de la peur et cette foule épouvantée se prosterna ventre à terre lorsque les canons d’Antoine se firent entendre. L’action ne dura pas vingt minutes. Au feu terrible de l’artillerie, succédèrent les archers picards envoyés au secours du comte de Vaudémont, qui mit ses gendarmes en branle. Le désordre ne tarda pas à s’introduire, ni les rangs à se rompre du côté de René, qui perdit en ce jour un grand nombre de soldats et deux mille gentilshommes

Barbasan, percé de coups et fait prisonnier, expira des suites de sa honte et de ses blessures. La mort de cet habile général priva la France d’un sujet fidèle et d’un intrépide chevalier. Char les VII ordonna que le corps de l’illustre défunt soit déposé dans le caveau des rois à Saint Denis.

Cependant, la victoire ne fut pas complète. Antoine, triomphant, cherchait partout son rival mais les Bourguignons avaient en soin de s’emparer d’une aussi belle proie ; de sorte que la bataille de Bulgnéville n’apporta que de stériles avantages au comte de Vaudémont. René  se rendit aux Bouguignons en leur disant : « Messieurs, ayez de moy mercy ; saulvez moi la vie et à rançon mettez, pour payer une bonne somme. » Le duc de Bourgogne fixa la rançon à un million de salus ou florins, que la Lorraine paya avec l’aide des seigneurs, et un tribut de deux florins par famille du pauvre peuple. Ce fut là l’origine, des impôts dans notre province. René resta en captivité, tantôt au château de Bracon (Jura), qu’à Dijon, dans un cachot appelé encore aujourd’hui la Tour de Bar.

Malgré sa défaite, René n’oublia pas la mémoire de Barbasan. En effet :

1° Il bâtit sur le chemin, près du pont, entre les villages de Saulxures et de Vaudoncourt, une chapelle qui fut ruinée et démolie pendant la Révolution, et qui portait le nom de chapelle Barbesan, parce qu’elle fut élevée à l’endroit même où ce général fut tué.

2° Il fonda dans l’église de Saulxures, à cette époque mère église pour les trois communautés de Bulgnéville, Saulxures et Vaudoncourt, la chapelle de Notre Dame ou de Barbasan, dont le patronage appartenait au chapître de La Mothe-Bourmont.

3° Il fonda en outre dans l’église collégiale de Notre Dame de La Mothe, une rente de 200 livres, employée à faire célébrer des messes pour le repos de l’âme des guerriers tués à la bataille de Bulgnéville.

Avant la bataille, l’armée d’Antoine, craignant d’être surprise par celle de René réquisitionna les communautés environnantes, et leur enjoignit de fournir un certain nombre d’hommes pour aider au creusage des fossés de circonvallation du camp. Saint Ouën et Paret étant à 5 kilomètres au plus de ce camp, il est presque certain que quelques uns de leurs habitants durent y être envoyés.

Quarante-cinq ans après, c'est-à-dire en 1475, Bulgnéville fut pris par les Bourguignons qui ne furent pas longtemps maîtres de ce bourg, car le duc de Lorraine le leur enleva l’année suivante après un siège de courte durée, il est vrai, mais dont les réquisitions ne manqueraient pas d’atteindre les localités les plus proches et les plus à la portée des assiégeants.

 

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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 15:26

Cet article est tiré de la monographie de Saint Ouen lès Parey, écrite en 1891 par Pierre Constant Chevalier, instituteur.

Pierre Constant Chevalier est né le 22 janvier 1844 à Saint Ouen lès Parey. Il a été institueur à Sérocourt et à Igney. Il a écrit trois monographies : Histoire de la commune d’Igney (1890), Essai historique sur Saint Ouen lès Parey aux environs de la Révolution (335 pages), et Notice sur Sérocourt et ses anciens seigneurs (sans date).

Les photographies et cartes postales ont été rajoutées.

 

  

 

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                                                  Sièges de La Mothe

 

L’ancienne ville de La Mothe, dont presque tous les habitants de Saint Ouen les Parey, ont visité les ruines pendant leur jeune âge, était un des plus solides boulevards de la Lorraine. Située au sommet d’un rocher escarpé, aux portes de la Champagne et de la Bourgogne, elle passait pour imprenable, ayant déjà résisté à plusieurs sièges aux 15° et 16° siècles. Cette place forte portait ombrage à Richelieu, qui résolut de la faire tomber, et qui depuis quelque temps déjà, n’attendait qu’un prétexte pour mettre son dessein à exécution. Charles IV lui fournit ce prétexte en entrant dans la ligue formée par Gaston d’Orléans contre l’orgueilleux ministre.

 

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Le siège de La Mothe fut donc décidé en 1634. La garnison de la ville se composait de 280 soldats sous les ordres des capitaines de Hainville, de Pompierre, Montarby, de Saint Ouen (Hector de l’Epine de saint Ouen, seigneur de Saint Ouen, en partie), Desloges, Sarrazin de Germainvilliers fils, Frinday et la Bretonnière. Le gouverneur était M. de Choiseul, assisté de MM. Watterville, officier suisse, Sarrazin de Germainvilliers père, lieutenant du gouverneur, Desbuissons, capitaine enseigne et Dubois de Riocourt, conseiller d’Etat, faisant fonctions d’intendant civil (Dubois de Riocourt fit l’histoire des derniers sièges de La Mothe. Cet ouvrage est devenu rare. Nous en citons un passage).

En outre de cette garnison, il y avait une milice bourgeoise de 120 hommes, divisée en quatre compagnies obéissant aux capitaines René de Roncourt, d’Illoud, Collin et Guillot, et aux lieutenants Thouvenel, de la Paix, Guillot le Cadet et Vouillemin.

L’armée assiégeante, commandée par le maréchal Caumont de la Force, arriva devant La Mothe le 8 mars. L’avant-garde, sous les ordres du vicomte d’Arpajon, campa à Médonville. Les troupes composées de 11 régiments d’infanterie, plusieurs compagnies de cavalerie et une formidable artillerie occupèrent tous les villages environnants. La compagnie obéissant au marquis de Lénoncourt était logée à Parey Saint Ouen. Le quartier général du maréchal de La Force était au château de Vrécourt.

La bravoure de la garnison et le courage des paysans enfermés dans La Mothe étonnèrent La Force et résistèrent pendant quatre mois aux 600 coups de canon tirés journellement sur la ville.

Au siège, on fit pour la première fois usage de la bombe.

 

 

La Mothe cpa ruines

 

Le 21 juin, M. de Choiseul tombait frappé d’un éclat de boulet. On cacha sa mort à toute la ville pour ne pas la décourager, et de Germainvilliers père lui succéda. Dans la nuit du 25 au 26 juillet, le bastion Saint Nicolas sauta d’un coup de mine tiré par l’ennemi, et dès lors les assiégés, comprenant qu’une plus longue résistance devenait impossible, se rendirent et obtinrent une capitulation, qui permettait à la garnison «  de sortir avec armes et bagages, tambours battants, enseignes déployées, mèches allumées pour se rendre à Jonvelle, en Franche-Comté.

 

 

 

Les bourgeois eurent le droit de rester dans la ville ou de la quitter. Les autres personnes (volontaires ou autres) furent autorisées à retourner chez elles et même, on leur fournit les voitures pour le transport de leurs ménages à domicile.

L’armée française perdit de six à sept cents hommes et quelques officiers, entre autres le chevalier de Senneterre, inhumé à Flabémont (Flabémont, hameau de la commune de Tignécourt, possédant autrefois une abbaye de Prémontrés, fondée en 1140 par Hugues, comte de Vaudémont) et le comte de Noailles , enterré dans un cimetière de calvinistes, qui existait alors près de Mont lès Lamarche.

Au commencement de ce siège, les troupes françaises, qui avaient à cœur la dévastation et le ravage de la Lorraine, allumèrent incendies sur incendies à Outremécourt, à Sauville, à Vrécourt et à Parey, où 92 maisons furent consumées dans une seule nuit (les rues de la Louvière et de la Gormée ) semblent être celles qui ont le plus souffert de l’incendie.

En 1640, le duc de Lorraine s’étant réconcilié avec Louis XIII, La Mothe fut restituée. Cependant, la paix dura peu, car la ville fut de nouveau assiégée en 1641 par le général français du Hallier, gouverneur de Nancy, mais Charles IV accourut et battit l’ennemi près de Liffol le Grand.

Trois plus tard, c'est-à-dire en 1644, Mazarin, successeur de Richelieu et exécuteur cynique de ses conseils secrets, chargea sin compatriote, le général de Magalotti, de diriger les opérations d’un troisième siège de La Mothe.

 

 

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L’armée assiégeante, comprenant douze régiments français, arriva le 6 décembre devant la ville, commandée par Cliquot. L’hiver, peu rigoureux cette année là, fut employé aux travaux de circonvallation, qui furent terminés par le mois de mai. Lorsque l’ouverture des tranchées fut achevée, Magalotti fit creuser une mine ; il commandait lui-même les ouvriers, lorsqu’il fut atteint mortellement à la tête par un coup de feu tiré des remparts. Le marquis de Villeroy le remplaça

Les prodiges de valeur des assiégés durent s’incliner devant les brèches faites par les mines aux bastions et aux murailles ; et la défense devenant de plus en plus difficile et périlleuse. Cliquot fut, bien malgré lui, obligé de demander à capituler. Le marquis de Villeroy, redoutant les efforts désespérés de la garnison, offrit des conditions honorables. La capitulation, signée le 1° juillet 1645, permettait :

1° au gouverneur, aux officiers et soldats, des sortir de la place, avec vie et liberté associées, armes et bagages, mèches allumées, enseignes déployées, tambours battants, deux pièces de canon, et les meubles de son Altesse le Duc de Lorraine, pour être conduits en toute sûreté, aux dépens de sa Majesté très chrétienne (le roi Louis XIV) jusqu’à Longwy.

2° Aux bourgeois « de demeurer à volonté dans la ville, ou ailleurs où bon leur semblera, étant conservés en leur vie, libertés et biens, dans quelques lieux qu’ils soient, comme cy-devant… »

M. de Cliquot ne devait rendre la ville que le 7 juillet, à moins qu’il ne leur vint un secours d’au moins 4000 soldats. (Nous empruntons ces conditions à l’ouvrage de M. Dubois de Riocourt).

 

 

 

Ce secours n’arrivant pas, Villeroy entra à La Mothe le 7 juillet. Quelques jours après, il fit publier un ordre du roi, qui commandait de ruiner et de démolir les fortifications, les maisons, et mêmes les églises.

Les villes et un grand nombre de villages du duché de Lorraine durent fournir un certain nombres d’hommes, « lesquels devaient se rendre au jour cy-dessus nommé (le lundy suivant) avec picqs, pelles et buches pour estre employez aux ouvrages de razement qui leur seraient ordonnés… à chacun desquels sera donné par sa Majesté le double pain de munition pesant trois livres, et huit solz par jour à chacun,, de la part de sa communaulté…etc… »

Les archives de Saint Ouen ne renferment aucune trace de cette réquisition, égarée dans l’intention, dans d’aussi pénibles moments mais qu’on peut lire en entier à Neufchâteau, à Epinal, à Gerbéviller, et qui, datée du 5 juillet, prouve que Mazarin n’attendit pas le jour fixé, pour violer une capitulation traitée, jurée et signée, de part et d’autre sur l’honneur et la religion.

Néanmoins, il est certain que les communautés de Saint Ouen et de Parey furent, comme toutes leurs voisines, obligées de concourir à cette œuvre de destruction barbare, sous peine de 300 livres d’amende et d’occupation militaire.

Les travaux n’avançant pas assez vite, on amena 1500 paysans champenois pour aider les Lorrains à abattre les maisons.

M. de Riocourt fit les plus grands efforts pour empêcher ce qu’il appelait un crime ; mais ce fut rn vain. C’était, dit-il dans son histoire des sièges de La Mothe, « une consternation parmi tous les ordres de ce pauvre peuple, qui ne peut se concevoir, ni représenter avec des termes assez expressifs. La procession que le clergé fit pour tirer les reliques des églises et les sortir avec quelque vénération de ce débris, tirait les larmes et les soupirs des ennemis mêmes.

   

 

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                                                                                             Ruines de la collégiale

 

Tant de familles, qui ne savaient où se retirer, voyaient leurs maisons, ou brûler, ou tomber par le  moyen des sapes, qu’on y faisait, après les avoir pillées pour la plus grande partie. Plusieurs souhaitaient qu’il leur fût permis en conscience de se jeter dans les flammes et les feux qui brûlaient leurs demeures, et de s’ensevelir tout vifs dans les ruines de leur patrie. Ils n’eurent point d’autre moyen d’essayer les effets de leur désastre que de se retirer où ils purent le mieux, comme des bêtes égarées ; et d’honnêtes bourgeois allèrent consommer le reste de leur vie parmi les paysans de la campagne. »

Les malheureux habitants de La Mothe se réfugièrent et s’établirent dans les localités environnantes, le moin loin possible, afin de pouvoir, de leur nouveau domicile, jeter de temps à autre, en soupirant, un regard d’adieu sur cette montagne, témoin de tant d’exploits, et fière d’avoir porté un peuple de héros, à qui on ne pouvait reprocher, que d’avoir loyalement et fidèlement servi sa province et son duc.

Comme toutes les autres communautés, Saint-Ouen et Parey tendirent les bras et ouvrirent leurs maisons à ces pauvres exilés, dont les descendants existent encore aujourd’hui dans les familles, Thouvenel, Guiot, Guillot, La Paix, Noviant, Colin, Thabouret, Miton, Gueniot, Fréby. Cette dernière famille s’établit d’abord à Vaudrécourt, village au pied de La Mothe, et vint se fixer à Saint Ouen que de1660 à 1670, pendant qu’un de ses membres y était curé.

Les registres de baptêmes, mariages et sépultues font précéder les noms La Paix, La Mothe et Noviant de la particule de : ce qui indique clairement que ces familles ont une origine noble.

Le souvenir de cette pénible époque revient à l’esprit des habitants de Saint Ouen lès Parey, lorsqu’ils voient le chêne des Partisans, ainsi dénommé parce que, sous son vaste feuillage, s’assemblaient les partisans lorrains qui, lors des sièges de La Mothe, allaient rançonner les villages soumis à la domination française et harceler l’armée royale. Ce géant des forêts, déjà remarquable, puisqu’il servait de lieu de ralliement et de rendez-vous, peut très bien être cinq fois séculaire. On lit dans l’annuaire des Vosges pour 1833, que lors de l’incendie de 1634, les habitants de Vrécourt, Sauville, et Parey se réfuguèrent en grande partie dans la forêt et se firent partisans, par vengeance comme par nécessité.

  st ouen le chêne-copie-1

Le chêne des Partisans

 

Fin de l’extrait de la monographie, rédigée par M. Chevalier.

 

Pour une meilleure conservation du site, demandons la réintégration de La Mothe à la Lorraine.  N’oubliez pas,  également, d’aller à la fête de La Mothe, au mois d'août de chaque année, où vous pourrez rencontrer guides et membres de l’association de La Mothe.  Ainsi chaque année, l'ancienne ville peut entendre à nouveau les cris des enfants, les bavardages des adultes, ou les flonflons d'un bal.

 

 2011 21 août La Mothe St Ouen 270

 

Dimanche 21 août 2011 

 

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Dimanche 21 août 2011 

 

 

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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 20:43

                                             Les belles actions de septembre

                                                                               De 1845 à 1856

 

 

Articles lus dans les annuaires des Vosges, de 1845 à 1856 :

 

26 septembre 1845, le feu se déclare vers 9 heures du matin dans la maison du sieur Millard, cultivateur à Vroville. A la nouvelle du sinistre, la subdivision des sapeurs-pompiers de Racecourt s’empresse d’accourir sur les lieux avec la pompe de la commune et contribue puissamment à empêcher l’incendie d’étendre ses ravages au-delà de la maison où il avait pris naissance. L’activité déployée par cette petite compagnie, organisée tout récemment, a été vraiment remarquable. Tous les pompiers ont rivalisé de zèle mais on signale toutefois, comme s’étant particulièrement distingués, les sieurs Pery (Nicolas) sergent, et Demengeon (Jean-Pierre), sapeur, qui ont constamment dirigé le piston de la pompe en affrontant les plus grands dangers. Les sieurs Royer et Gilbert de Bazegney ont fait preuve aussi d’un courage digne d’éloges. Un témoignage de satisfaction a été adressé de la part de M. le Préfet des Vosges à ces très courageux citoyens.

Il peut s’agir de Jean Nicolas Péry, né en 1811 à Racécourt. Il est le fils de Jean-Baptiste Péry et de Catherine Laprévote. Il a épousé Marguerite Laveine. Il est décédé en 1822 à Domvallier.

Jean-Pierre Demengeon, charpentier, est né le 7 octobre 1799. Il est le fils de Nicolas et d’Elisabeth Colin. Il a épousé Catherine Bougel. Ils ont eu trois enfants : François Adolphe, Marie Euphrasie, et Michel Emile.

 

13 septembre 1849, un terrible incendie éclate dans la commune de Damblain et consume complètement huit maisons avec le mobilier et les denrées, qu’elles contenaient. Des traits de courage signalent bon nombre de citoyens réunis à la hâte sur le lieu du sinistre. Grâce à leur concours, le feu cesse ses ravages. On se plaît à désigner comme s’étant plus particulièrement distingués les sapeurs-pompiers de Breuvannes (Haute Marne), MM. Thouvenot (Sébastien), Gallot (François), manœuvres à Damblain, et Ballamy (Nicolas), charpentier à Rosières. Ces trois derniers se sont placés constamment aux postes les plus périlleux et ont donné des marques d’une intrépidité et d’un dévouement absolu.

 

21 septembre 1849, M. Krenneval Auguste, ouvrier serrurier à Mirecourt sauve la vie à trois petites filles tombées dans un puits. Déjà en 1840, il avait accompli le mêle acte d’humanité à l’égard d’un autre enfant.

 

Le 9 septembre 1853, le sieur Antoine, manœuvre à Lesseux, fait preuve d’un courage des plus grands éloges dans un incendie qui éclate dans cette commune. Le premier sur les lieux du sinistre, il se précipite dans les flammes, renversé par une poutre, meurtri et les vêtements en lambeaux, il ne quitte le théâtre de l’incendie, que quand tout danger est passé.

Il s’agit peut-être de Jean-Baptiste Antoine, né le 19 décembre 1818 à Nayemont les Fosses. Il est le fils de Jean-Bpatiste et Marianne Masson. Il s’est marié avec Marie-Anne Carasol. Ils ont quatre enfants : Félix, Marie Justine, Jean-Baptiste, Marie Adeline. Il est décédé le 1° mars 1890.

  Septembre 1853, les sieurs Pétin, Audoire et Bérard, d’Epinal se sont dévoués les uns après les autres, le premier pour secourir un inconnu, qui se noyait dans la Moselle et les deux autres pour sauver celui qui s’était exposé d’abord, et qui allait succomber, victime de son dévouement.

14 septembre 1853, deux jeunes filles de Dogneville en traversant la Moselle, pour se rendre à Chavelot furent entrainées par le courant et disparurent bientôt dans un tournant très dangereux. Heureusement un brave jeune homme, le sieur Charles Jacquemin, témoin de l’événement n’hésite pas à se jeter à la nage pour leur porter secours. Il plonge dans le gouffre, saisit une main, et ramène les deux jeunes filles, qui se tenaient par la main.

Charles Jacquemin est né le 15 janvier 1829 à Golbey. Il est le fils de Nicolas Jacquemin et de Marie Mathieu, cultivateurs à Chavelot. Le 9 avril 1856, il a épousé Sophie Gremillet, fille de Joseph Gremillet, meunier à Dogneville et de Marie-Françoise Louis. Il devient meunier, lui-même. Il meurt le 3 juillet 1871.

 

Le 11 septembre 1856, le sieur Rogerot B, maçon à Portieux, sauve la vie à une femme âgée de 70 ans, qui était tombée dans un puits d’une profondeur d’environ 20 mètres.

Il pourrait s’agir de Sébastien Benjamin Rogerot, maçon. Il est né le 31 mai 1810 à Portieux. Il est le fils de Joseph, maçon, et de Jeanne Catherine Martin. Il a épousé Marie Lantiaux, le 23 avril 1833 à Portieux. Ils ont deux enfants : Nicolas  Alexandre, maçon, et Hippolyte, maçon.

 

Les Lorrains sont formidables….

 

 

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  • : De nombreuses monographies ont été réalisées par des instituteurs à la fin du XIX° siècle. Elles ont été rédigées à la demande du ministère de l'Instruction publique à l'occasion des Expositions universelles de 1889 et de 1900. Les monographies de 376 communes vosgiennes sont conservées aux archives départementales, à Epinal. Elles sont consultables sur microfilms: cotes 2Mi50/R_1 à 2Mi67/R_1.
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